Sur les attentes et leurs mirages
Je me suis assis. J'attends, j'espère, en fait. Les piétons passent à vue mais ils ne me disent rien. Ils marchent sans destin mais tout certains de ce qu'ils font et d'où ils vont. Mais cela n'a pas rien à faire avec mon espoir. Je les regarde en attendant, comme j'avais dit avant. Chaque pièce minuscule de moi même fait attention au bout de la rue, d'où, peut-être, on peut venir. Qui peut venir, cela n'importe pas. Je sais que j'attends quelqu'un et, pendant cela, j'en rêve. J'imagine que si j'avais une opportunité j'écouterais tout ce qu'on voulait me dire et je dirais tout ce qu'on voulait entendre sans m'arrêter. Mais il faut que je m'arrête. Il faut que j'arrête de penser à ces plaisanteries qui, on en sait, ne sont pas vraies. En essayant de sortir les mensonges de ma tête, je l'ai vue. Je ne pouvais pas lui faire face, alors, je me suis tourné vers l'autre bout de la rue. Je comptais: "un, deux, trois... Combien de temps est-il nécessaire pour me tourner de nouveau? Un petit peu encore. C'est ça." Il n'y avait personne. D'abord, je n'y croyais pas. Cela n'était pas possible, les personnes ne disparaissent pas. La doute m'est resté dans la tête: J'ai vu un mirage ou j'ai été vu avant d'avoir vu quelqu'un?
J'attendrai demain et je le saurai.
On se ment pour bien continuer à vivre.
"Qui rêve fait mensonge" dit le proverbe.
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